Prières

Prière pour obtenir la béatification de Madame Elisabeth de France 1764 – 1794

Dieu notre Père,
Dans Ta grande miséricorde
Tu as appelé Elisabeth de France
à l’offrande de sa vie pour les siens
au cœur des tumultes de la Révolution.
Animée d’une foi inébranlable
en la vie éternelle,
elle a soutenu les siens dans l’épreuve,
et apporté l’espérance
à ceux qui allaient mourir avec elle
Célibataire,
elle a secouru les pauvres et les
malades portée par une prière
quotidienne fervente
Par son intercession,
accorde nous selon Ta volonté,
les grâces que nous implorons
En ta grande bonté, fais que l’Église
reconnaisse bientôt en elle
un authentique témoin de l’Évangile
modèle de célibataire,
assidue à la prière
et attentive aux plus fragiles
Nous te le demandons
par Jésus le Christ notre Seigneur
Amen.

Signalez les grâces reçues par l’intercession de la servante de Dieu au postulateur, l’abbé Xavier SNOËK
195 rue du Temple 75003 Paris

IMPRIMATUR 5 DÉCEMBRE 2017
MGR PATRICK CHAUVET, VIC. EP.
NIHIL OBSTAT 5 DÉCEMBRE 2017
ABBÉ GÉRARD PELLETIER

Neuvaine à Madame Elisabeth

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1° Récitation quotidienne de l’Acte d’Abandon à la Providence si connu que la Princesse récitait tous les jours dans la prison du Temple.

Prière récitée au Temple par Madame Elisabeth de France

« Que m’arrivera-t-il aujourd’hui, ô mon Dieu, je l’ignore. Tout ce que je sais, c’est qu’il ne m’arrivera rien que Vous ne l’ayez prévu de toute éternité. Cela me suffit, ô mon Dieu, pour être tranquille. J’adore vos Desseins éternels, je m’y soumets de tout mon cœur. Je veux tout, j’accepte tout, je Vous fais un sacrifice de tout ; j’unis ce sacrifice à Celui de votre cher Fils, mon Sauveur, Vous demandant, par son Sacré-Cœur et par ses Mérites infinis, la patience dans mes maux et la parfaite soumission qui Vous est due pour tout ce que Vous voudrez et permettrez. Ainsi soit-il. »

2° Réciter tous les jours aussi la prière déjà approuvée par l’Ordinaire, afin de demander à Dieu des miracles par l’intercession de Madame Elisabeth de France.

Prière pour demander à  Dieu des miracles

par l’Intermédiaire de Madame Elisabeth de France :

« O Dieu qui, par un effet admirable de Votre Providence, avez daigné enrichir le cœur de votre servante, Madame Elisabeth de France, des trésors les plus précieux de la nature et de la grâce, et permis que, par sa correspondance à cette grâce, ces dons ne demeurent pas stériles en son âme, daignez avoir pour agréable les prières que nous Vous adressons par son intercession, et donnez-nous d’imiter, avec son abandon à cette même Providence, son abnégation et sa générosité dans le sacrifice, afin que, par une sainte vie, nous méritions tous d’avoir part à la joie dont Vous couronnez vos élus.

Ainsi soit-il »

1 Pater, 1 Ave, 3 Gloria Patri

3° Enfin lire en la méditant pieusement un instant, chaque jour de la neuvaine, une des pensées suivantes tirées toutes de la Correspondance de Mme Elisabeth.

1er Jour

Une pensée de dégagement de soi-même, et de confiance en Dieu.

«…Espérons en un temps plus heureux, éloignons, s’il est possible, toutes les tristes réflexions et abandonnons-nous à la Providence qui sait mieux que nous ce qu’il nous faut. »

(12 avril 1791, Madame Elisabeth à Madame de Bombelles)

2ème Jour

Supporter nos épreuves en esprit de pénitence.

« … Tâchons de ne pas nous décourager, supportons la pénitence que Dieu nous envoie… « …Vous voulez parvenir à la perfection, prenez-en les moyens que le Ciel vous envoie, ils sont sûrs… »

(Lettres du 27 avril et du 19 août 1790)

3ème  Jour

Se faire une sainte habitude de la Résignation chrétienne

« … Sur cela, comme sur autre chose, que la volonté de Dieu soit faite. Tâchons d’y être résignée et que nous donnions la main à cette Vertu, en entrant dans le Ciel. »

(30 avril 1790, Madame Elisabeth à la marquise de Bombelles)

4ème Jour

Dieu ne nous demande rien au-dessus de nos forces ; il est notre Père, ne l’oublions pas !

« …Dieu est plus indulgent pour sa créature. Il en connaît toute la faiblesse, mais il veut, malgré cela, la combler de toutes ses grâces et, pour prix de tant de bontés, Il demande notre confiance et notre abandon entier à toutes ses volontés… »

(16 octobre 1790, lettre à la marquise de Raigecourt)

5ème Jour

Foi et confiance en Dieu.

« … Allons à Dieu tout simplement ; que la Foi nous fasse voir qu’Il n’abandonne jamais ses enfants. Si nous nous sentons faibles pour son service, ne cherchons pas à nous remonter par nous-mêmes ; disons-Lui : «  Mon Dieu,  Vous voyez le fond de mon cœur, il est à Vous sans partage, Je ne puis savoir si Vous acceptez tous les sacrifices que je Vous fais, et que j’ai l’intention de bien faire, mais votre fils est mort pour expier toutes mes fautes, regardez-Le, mon Dieu, et jusque sur la croix où notre cruauté et nos péchés l’ont porté, écoutez-Le Vous demander grâce pour nous… Je veux l’imiter, Ô mon Dieu, reconnaître votre puissance souveraine et croire surtout, que quoi qu’il arrive, Vous ne m’abandonnerez jamais. »

 (9 février 1786 Madame Elisabeth à Marie de Causans)

« La Foi et la Confiance sont deux vertus que Dieu doit chérir. »

(4 juin 1791 Lettre à Madame de Raigecourt)

6ème Jour

La Confiance est sœur de l’Espérance chrétienne

« Heureux l’homme qui tenant toujours son âme entre ses mains, ne voit que Dieu et l’Eternité et n’autre but que de faire servir les maux de ce monde à la gloire de Dieu et d’en tirer parti pour jouir en Dieu de la récompense éternelle. »

(28 juillet 1791 à la marquise de Raigecourt)

« …Enfin Dieu est le Maître de tout, travaillons à nous sauver, prions pour les méchants, ne les imitons pas, Dieu saura bien nous récompenser quand et comme Il voudra… »

(12 octobre 1791 Lettre à la marquise de Raigecourt).

7ème Jour

La Foi sans les œuvres est une Foi morte (Saint Paul). Devoir de reconnaissance envers Dieu et de la charité envers notre prochain.

« … Remercions la Providence de la manière dont, au milieu de tant d’horreurs, (ou d’épreuves et de dangers), Elle veille sur nous ; oui, nous ne saurions trop Lui rendre grâce. »

«… Il n’y a que cela de bon : Tâcher de se sauver et de sauver les autres et abandonner les évènements et ce monde aux soins de la Providence. »

(10 et 28 novembre 1790 Lettres de Madame Elisabeth de France).

8ème Jour

De la manière dont la créature doit traiter avec son créateur.

« … Vis à vis de son créateur, l’esprit doit être mis totalement de côté ; le cœur doit seul agir avec le plus grande simplicité et confiance.»

(24 janvier 1792 Madame Elisabeth à la marquise de Raigecourt)

« … Mettons en Dieu seul notre confiance. Il sait ce qu’il faut à chacun de ses enfants. Il en aura soin, gardons-nous d’en douter. Nous ne sommes pas faits pour vivre heureux dans ce monde[1]. La vue de éternité devrait soutenir tous, et particulièrement ceux qui sont comblés de ses grâces. »

(23 septembre 1791. Lettre à Madame de Bombelles)

9ème Jour

Fidélité à Dieu, confiance en Lui et fruits de la Vertu d’abandon.

« … Pourquoi nous troubler sur ce que nous deviendrons ? Nous serons fidèles et Dieu y pourvoira. »

(1er mars 1786. Lettre à Madame Marie de Causans)

« Allez à Dieu simplement ; imitez ces enfants dont parle l’Evangile que Jésus-Christ donne pour modèles ; nous devons tous tendre à cette simplicité qui plaît à ce Sauveur adorable. »

(21 septembre 1786. Madame Elisabeth à Madame Marie de Causans)

Le calme, fruit de l’abandon à la Providence

« … Il faut se soumettre à ses décrets ; il faut que cette soumission nous porte au  calme, sans cela elle n’est que sur nos lèvres, et non dans notre cœur … »

(15 février 1791. Lettre à la marquise de Raigecourt)

« … Que l’idée de l’Eternité devient douce lorsque l’on peut se dire : J’ai vécu toute ma vie pour Dieu. »

(Madame Elisabeth de France)

Permis d’imprimer
Meaux, 10 janvier 1923
A.Laveille
Prot, Apost., Vicaire Général

[1] – Bien que saisissant parfaitement le sens de la pensée de la Princesse, ajoutons ici que Dieu avait créé l’homme pour le bonheur, dès ici-bas, mais que le péché de l’homme est venu mettre entrave aux desseins de Dieu ; autrement dit, au plan divin.

« Que m’arrivera-t-il aujourd’hui, ô mon Dieu, je l’ignore »

Prière récitée quotidiennement par Mme Elisabeth de France à la prison du Temple.

« Que m’arrivera-t-il aujourd’hui, ô mon Dieu, je l’ignore.

Tout ce que je sais, c’est qu’il ne m’arrivera rien que Vous ne l’ayez prévu de toute éternité.

Cela me suffit, ô mon Dieu, pour être tranquille.

J’adore vos Desseins éternels, je m’y soumets de tout mon cœur.

Je veux tout, j’accepte tout, je Vous fais un sacrifice de tout ; j’unis ce sacrifice à Celui de votre cher Fils, mon Sauveur,

Vous demandant, par son Sacré-Cœur et par ses Mérites infinis, la patience dans mes maux et la parfaite soumission qui Vous est due pour tout ce que Vous voudrez et permettrez. Ainsi soit-il. » 

auteur : Gabriel-François Nicollet*


Madame Élisabeth de France né à Versailles le 3 mai 1764 et guillotinée à Paris le  10 mai 1794

*Le parfait adorateur du Sacré-Coeur de Jésus, ou exercice très-nécessaire pour les associés à la dévotion du Sacré-Coeur de Jésus Gabriel-François Nicollet  » – édition Belin p 150

Consécration au Sacré Cœur de Jésus

Cœur adorable de Jésus, sanctuaire de cet amour qui a porté un Dieu à se faire homme à vie pour notre salut et à faire de son corps la nourriture de nos âmes, en reconnaissance de cette charité infinie je vous donne mon cœur et avec lui tout ce que je possède au monde, tout ce que je suis, tout ce que je ferai, tout ce que je souffrirai.

Mais enfin, mon Dieu, que ce cœur, je vous en supplie, ne soit plus indigne de vous ; rendez le semblable à vous même, entourez le de vos épines pour en fermer l’entrée à toutes les affections déréglées ; établissez-y votre croix ; qu’il en sente le prix ; qu’ile ne prenne gout ; embrassez le de vos divines flammes.

Qu’il se consume dans votre gloire, qu’il soit à vous après que vous avez voulu être tout à lui.

Vous êtes sa consolation dans les peines, le remède à ses maux, sa force et son refuge dans les tentations, son espérance pendant la vie, son asile à la mort.

Je vous demande, ô cœur aimable, que cette grâce pour mes associés

Ainsi soit-il

Ô divin cœur de Jésus, je vous aime, je vous adore et je vous invoque avec tous mes associés pour les jours de ma vie et particulièrement à l’heure de ma mort.

Ainsi soit-il

Consécration du royaume de France au Cœur Immaculé de Marie

Pendant la révolution, elle choisit de rester aux côtés de la famille royale. Elle est emprisonnée avec la reine Marie-Antoinette à la Tour du Temple et guillotinée le 10 mai 1794 ; elle venait d’avoir 30 ans.Elle composa dans ces temps tragiques une prière consacrant la France consécration au Coeur Immaculé de Marie.Deux siècles après, elle résonne toujours avec des accents d’une émouvante vérité.

« O Vierge sainte ! Vous avez toujours si spécialement protégé la France,
Tant de monuments nous attestent combien elle vous a toujours été chère !
Et à présent qu’elle est malheureuse, et plus malheureuse que jamais,
Elle semble vous être devenue étrangère !…

Il est vrai qu’elle est bien coupable.
Mais tant d’autres fois elle le fut, et vous lui obtîntes son pardon.
D’où vient donc qu’aujourd’hui vous ne parlez plus en sa faveur ?…
Car si vous disiez seulement à votre Divin Fils : « Ils sont accablés de maux », Bientôt nous cesserions de l’être…
Qu’attendez-vous donc, ô Vierge sainte ?
Qu’attendez-vous, pour faire changer notre malheureux sort ?

Ah ! Dieu veut peut-être qu’il soit renouvelé par nous,
le vœu que fit un de nos rois pour Vous consacrer la France ?
Eh bien ! Ô Marie, ô très Sainte Mère de Jésus-Christ,
Nous Vous la vouons, nous Vous la consacrons de nouveau !
Si cet acte particulier pouvait être le prélude d’un renouvellement plus solennel et public…

Ou si plutôt elle pouvait retentir depuis le trône jusqu’aux extrémités du royaume,
Cette parole qui lui a attiré tant de bénédictions.
Vierge sainte, nous nous vouons tous à Vous, mais le désir que nous en avons ne peut il pas y suppléer ?
Mais les liens sacrés qui nous unissent à tous les habitants de ce royaume comme à nos frères,
Mais la charité qui étend nos vues et dilate nos cœurs pour les comprendre tous dans notre offrande,
Ne peut-elle pas donner à une consécration particulière le mérite de l’efficacité d’une Consécration générale ?

Nous Vous en prions, ô Vierge sainte, nous Vous en conjurons,
Nous l’espérons et, dans cette confiance,
Nous Vous offrons notre roi, notre reine et sa famille,
Nous Vous offrons nos princes, nous Vous offrons nos armées et ceux qui les commandent,
Nous Vous offrons nos magistrats,
Nous Vous offrons toutes les conditions et tous les états,
Nous Vous offrons surtout ceux qui sont chargés du maintien de la religion et des mœurs.

Enfin, nous Vous rendons la France tout entière.

Reprenez, ô Vierge sainte, vos premiers droits sur elle ;
Rendez-lui la Foi, rendez-lui votre ancienne protection,
Rendez-lui la paix.
Rendez-lui, rendez-lui Jésus-Christ qu’elle semble avoir perdu.
Enfin que ce royaume, de nouveau adopté par vous,
redevienne tout entier le royaume de Jésus-Christ… Ainsi soit-il ».

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